Bassin de la Volta : Les acteurs améliorent leurs connaissances sur l’évaluation des risques de catastrophe

Les parties prenantes du Projet : « Intégrer la gestion des inondations et de la sécheresse et de l’alerte précoce pour l’adaptation au changement climatique dans le bassin de la Volta » VFDM) étaient en conclave du 26 au 27 avril 2022 au Bénin Royal Hôtel de Cotonou. L’objectif de cet atelier national est d‘améliorer la connaissance des parties prenantes au niveau national sur les risques d’inondations et de sécheresses dans le bassin de la Volta à travers les cartes des risques développées pour les scénarios climatiques.

A l’instar des pays ayant le bassin de la Volta en partage, les populations vivant dans la portion nationale au Bénin sont exposées aux risques des inondations et de la sécheresse. En 2010, on a enregistré 46 morts, 680 000 personnes affectées dont 150.000 sans-abris, plus de 55 000 maisons ont été endommagées, 455 écoles et 92 centres de santé partiellement ou complètement détruits.

Loin d’être une prédiction, les effets du changement climatique sont réels dans ce bassin qui constitue le 9ème plus grand en Afrique subsaharienne. C’est tout l’enjeu du projet VFDM mis en œuvre conjointement par l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM), une agence spécialisée des Nations Unies, l’Autorité du Bassin de la Volta (ABV) et le Partenariat Mondial de l’Eau en Afrique de l’Ouest (GWP-AO).

Après avoir terminé les activités liées à l’élaboration de cartes des risques d’inondation et de sécheresse pour les scénarios climatiques actuels et futurs, l’atelier vis entre autres, présenter aux participants, les résultats du profil de risque Volta développé. Au terme de cet atelier technique, les participants devront formuler des recommandations pour l’élaboration des politiques publiques qui tiennent compte des risques et des messages clés permettant la prévention des risques d’inondation et de sécheresse dans le bassin de la Volta.

En ouvrant l’atelier, le représentant du ministre en charge de l’eau, Jean-Pierre Fiogbé, a souligné l’importance de l’atelier qui constitue une opportunité pour les participants, de formuler des recommandations aux autorités pour l’élaboration d’une politique publique qui tient compte des risques. Également, il a ajouté la nécessité de formuler des messages clés pour des actions permettant la prévention des risques d’inondation et de sécheresse pour les communautés vivant dans le bassin. Pour le Directeur Exécutif Adjoint de l’ABV, Dr Dibi Millogo, les ressources en eau jouent un rôle crucial dans la promotion de la croissance économique et la réduction de la pauvreté dans le bassin. « Malheureusement, cet espace d’intégration sous-régional est en proie à un certain nombre de phénomènes notamment, le changement climatique avec ses effets qui provoquent des dégâts. Pour y faire face, il signale l’urgence de mettre en place des mécanismes tels que la gestion communautaire des inondations et des sécheresses, le système d’alerte précoce, la gestion intégrée des risques d’inondation.  

Au terme des trois de travaux, Anna…, chercheur hydrologue au sein de la Fondation CIMA, a indiqué qu’au nombre des recommandations, il convient de retenir, la mise en place d’un cadre de concertation au niveau national et transfrontalier pour la gestion et la prévention des risques de catastrophe. Au titre des actions envisagées, on peut citer l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan d’aménagement de territoire et de mise en place d’un système d’alerte précoce à l’échelle de la portion nationale. Satisfait du déroulement des travaux, le Directeur Exécutif adjoint de l’ABV, a aanoncé comme prochaines étapes de ce processus, la mise en place d’un mécanisme VoltaAlarme qui va servir de modèle d’alerte précoce des inondations et sécheresse. Mais pour y arriver, il souligne qu’il faut relever le défi de la production des données locales avec les équipements météorologiques acquis par le projet.

En clôturant l’atelier, le Directeur Général de l’eau, Said Hounkponou a rappelé que la prévention des risques est une priorité pour le gouvernement du Bénin. Il a invité tous à s’inscrire dans une perspective de durabilité pour ne pas faire tomber les acquis et rassurer des dispositions qui seront prises au niveau du Bénin.

Originaire du Bénin en Afrique de l’ouest, Alain TOSSOUNON est journaliste depuis plus d’une quinzaine d’années. Rédacteur en Chef puis Directeur de rédaction de l’hebdomadaire spécialisé dans la décentralisation et la gouvernance locale « Le Municipal », il a suivi et validé plusieurs certificats en gestion des ressources naturelles (Université Senghor d’Alexandrie) et en eau avant de passer grand reporter sur les thématiques de l’eau, l’hygiène et l’assainissement de base et l’environnement.
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